Pour changer, une note en français. Un petit billet perdu parmi ses semblables anglophone. Mais qu’importe.
J’aime toujours regarder furtivement le passé, contempler ce qui reste, ce qui fait de nous ce que nous sommes. Je ne regarde cependant cette myriade d’images qu’un instant fugace pour ne pas perdre cette sensation qui s’empare de nous, ces changements que seul notre esprit peut ressentir. Je m’amuse même à avoir une pensée à tous ces blogs d’auteurs, d’authentiques écrivains. Au final, ils ne racontent rien d’intéressant, pour la plupart. Ils ne donnent qu’au plus une image imparfaite d’un souvenir. Il est vrai que certains sont bien écrits, et c’est encore bien heureux pour ceux qui ont ce talent d’écrire avec la même fibre tendue, cette imagination et ces mots qui piquent notre curiosité, cette étincelle qui ébloui le regard et qui nous oblige à nous y intéresser plus longuement.
Je ne suis pas de ceux qui savent écrire des lignes et des lignes sur un sujet, tout au plus je prétends savoir le faire. Vous pouvez aisément remarquer que cette note est plus littéraire que celles rédigées en anglais. Rien que de par son titre, elle se distingue et s’élève, éclaire ses semblables tel un phare éclaire la baie, les rochers, en Bretagne. C’est vrai que ce talent d’écrire des heures sur un même sujet est probablement destiné aux personnes qui ont une réfléxion, peut-être, et je suis toujours aussi impressioné de voir que des écrivains philosophes arrivent à écrire des romans ou des nouvelles sur un seul sujet. En général, je m’égare, je pars de dépit, faute d’idée et de temps sûrement. J’écris la nuit, dans la quasi-majorité des cas. On dit de la nuit qu’elle porte conseil. Je ne sais si c’est vrai, mais le repli de notre âme nous permet d’exploiter d’autres possibilités, telles que l’écriture.
La nuit trouble, il vrai, mon esprit des fois. Elle le trouble d’autant plus que je me réveille un peu plus tard que j’en ai l’habitude. Les rêves mâtinaux persistent, s’aggripent tant que mes yeux ne s’ouvrent pas sur le monde déjà clair des rayons de soleils que filtrent les volets. J’aime les ambiances matinale, un peu bleuetée, quant nous pouvons tout apercevoir avec clarté, sans jamais pouvoir fixer son regard sur un seul détails. Un univers plein de mystères où nos rêvent continuent même quand nous sommes levés. Ils nous prennent quand notre garde vascille un court instant, le moment où la paupière se ferme brièvement pour nous laisser replonger parmis ces songes éveillés. J’en ai fait la courte expérience ce matin encore, entre deux tentatives pour me sortir des couvertures chaudes. Le rêve n’étant pas désagréable, je n’en ai pas eu trop de séquelles, je vous rassure.
J’attends toujours, et cette attente me ronge je pense. Elle ronge ma patience et mon calme pour dévoiler une irascibilité pourtant bien enfouie depuis une semaine ou deux, depuis que le stress s’est évacué, évaporé par chaque pore de la peau. Non, je ne supporte pas cette attente. Non pas que je suis impatient, mais plutôt que je n’arrive pas à gérer ça, comme il dise, ces charlatants avec des diplômes bien prétencieux. Je n’en vois aucun, et j’espère ne jamais en voir. Comme je disais, je pense que je ne supporte pas l’idée de ne pas tout contrôler.
Sinon, vendredi je vais voir ma “soeur”. Je mets soueur entre guillemet pour la simple raison qu’elle ne l’est pas, en tout cas pas par la filiation. Mais je la considère comme telle, et c’est peut-être aussi bien ainsi. On va aller faire les magasins sûrement, prendre un café (pour ma part en tout cas) au mata à 15h. Un expresso rapide, serré pour repartir ensuite courir dans les boutiques. Je ne suis pas vraiment pas fan de ce genre de choses, mais avec elle je pense que ça va être amusant. Ca aura au moins le mérite de ne pas me faire penser à ce que je mentionnais plus haut. Je pense que le plus drôle est qu’elle a refusé une sortie au cinéma pour moi. Elle est géniale.
Sur ce, j’y vais, je dois aller voir si morphée veut de moi. Je vais avoir mal aux jambes demain, et je sens que le futur jogging de vendredi matin ne va pas arranger les choses…
N.B.: Concernant le titre, je dirai simplement que j’ai écris (peut-être continuerais-je un jour) un texte avec un personnage du nom de Kaede Asami. Les feuilles rouges (écarlates) et la vie brillante. On aimerait sûrement la deuxième, allez savoir. La rivière et le palais font références à d’autres choses, peut-être plus profondes, peut-être plus superficielles.