deux points
noirs, deux taches d’encre de pin sur un papier rigide. Deux petites taches étincelantes, pointant encore en deux petits monts sur la surface brumeuse de cette terre blanche et entrelacée. Je ne sais pas pourquoi j’ai cette image en tête maintenant, mais je devais la marquer.
Je n’ai pas écris de note depuis une semaine, je suppose, parce que je n’en ressentais aucun besoin, aucune utilité, alors qu’il s’est passé quelques choses méritant de rester ici. Par exemple, le fait que nous avons mis une limite à notre “relation” avec Sana. Une relation amicale, mais qui est et restera comme telle. Elle veut voir d’autres personnes, tout comme moi, je pense même qu’il a été stupide de penser que j’aurai pu faire quoi que ce soit pour être avec elle. Même si j’aurais pu. Mais…
Il y a aussi Lany. La raison de deux nuits d’insomnies calamiteuses, prenantes, entêtantes, presque transpirante. Quand un sentiment vous colle à la peau, il n’est pas du genre à lâcher aussi facilement. Mais bon, les choses se sont arrangées, c’est le moins que l’on puisse dire, en fait. Je me demande quand est-ce que je vais retrouver des insomnies. Avant, après sa rencontre ? Pendant ? Et si je n’en avais pas ? Plus. Ca serait une autre coïncidence.
De toute façon, je ne crois pas aux coïncidences, tout nous arrive pour une raison, en tout cas pour les plus grosses d’entres elles. Ca ne veut pas dire que je crois qu’il y a une sorte de destin ou de grand écheveau sur lequel nous serions tous placés, en attendant d’être déplacés. Déplacés pour nous rencontrer, nous voir … non, je n’y crois pas. Je crois simplement que certaines coïncidences méritent que l’on s’y attardent un peu. J’espère m’être attarder sur la bonne. J’espère sincèrement m’être arrêté sur la bonne.
Je l’espère parce qu’après tant de ressemblances, de jeux, de sentiments à demi exprimés, j’ose espérer que je ne vais pas dans le mur. Oui elle semble parfaite. Oui je suis en train de remettre en cause pas mal de choses, mais, je le fais pour en être sûr. Une fois que j’en serai sûr, et que j’en discuterai avec elle, je ne veux pas trop tomber de haut. La chute serait rude. A s’en casser les jambe, les genoux et le reste.
Mais je ne veux pas être pessimiste, au fond de moi, non. Ce que je veux c’est juste penser qu’il n’y a rien à se demander, qu’il n’y a rien à craindre. J’ai juste envie de lui faire confiance. Ce serait la base. Une base sur laquelle on pourrait tous deux reposer, se reposer en cas de problème, en cas d’imprévus. Un filet de sécurité, comme si nous étions deux funambules dans un numéro. Sans filet de sécurité…
Sinon, dans un tout autre ordre d’idée, je suis totalement dévoué à la cause du site Avanoo.com. Ca fait un peu froid de dire “site”, car les membres sont tellement vivant et inter-connectés qu’il en est difficile de voir le médium. C’est comme si nous étions tous dans une sorte de café-restaurant, assis à notre table ou au comptoir, sur des chaises hautes, et que nous serions à notre pause entre le boulot et la vie de tous les jours. En quelque sorte. Et ça fait du bien, en quelque sorte, de les retrouver. Et de voir l’intéractivité qu’il est possible d’avoir. Exemple : j’écris un “article” dédicacé à une utilisatrice, et elle m’en écrit un. Sans que je demande quoi que ce soit.
Je crois que la plus belle preuve de cette connection que nous partageons tous est sûrement le projet destiné à Cygnet. Elle a perdue sa sœur il y a quelques semaines, et presque de suite, Crimson Feet (un utilisateur venant d’Inde … c’est dire l’étendu du site qui est à la base une initiative de 2 Californiens !) a créé un projet dont le but était de faire une prière silencieuse pour l’ange qui est né. Très belle histoire réelle, où beaucoup ont participé activement. Je suis très heureux d’en avoir fait parti, et en témoigne ce que j’écris aujourd’hui, mon but n’était pas égocentrique. Non, je voulais vraiment faire parti de cette prière silencieuse qui n’avait pas de religion, pas de Dieu particulier, car dans la souffrance il n’y a plus de différence.
Voilà, je devais un peu clarifier mes pensées, et surtout en garder une trace. Voilà qui est fait. Je viens de me dire à l’instant que je devrais sûrement les retranscrire dans un carnet, comme Lany l’a fait, pour VRAIMENT ne pas en perdre la trace. Mais cela prendait beaucoup de temps.
Bah, je les imprimerais à la place
Sur ce,
bonne nuit !