Glory Box
Il y a des musiques qui vous emmènent plus loin que d’autres. J’ai découvert Portishead cet après-midi. Un rythme assez lent, typique du trip-hop chillout, quelques notes de basses, d’autres de guitare, une voix féminine, et le compte y est. Je dois être sensible à ce genre de tempo. J’ai aussi remis la main à la pâte concernant l’écriture. Je fais ce que je voulais faire, ce que je pensais faire en fait, il y a au moins 2 ans et demi. Je relis et recompose pas mal des premières parties. Il est plaisant de rajouter quelques détails, de retravailler quelques structures branlantes, maladroites. Retrouver cette ambiance de début d’après midi, de brise marine, de palmiers se brandissant fièrement comme autant de colonnes naturelles dans la ville de Sydney, Australie. Ce sera aussi plaisant de découvrir des restaurants, des plateaux de tournages, de devoir penser à tout et rien, des plus grands rouages du roman aux plus insignifiants détails d’une vie quotidienne. D’ailleurs, je suis surpris de voir que je continue d’être solaire quant aux détails. D’une certaine façon, je garde mon positivisme sur les évènements se passant dans les vies fictives de personnages pas si hors du commun que ça finalement. Surprenant car si j’écris quoi que ce soit sur ma vie, il n’existe pas de micro-moments insignifiants. Non, ma dernière production pour la classe d’expression écrite était un résumé de ma plus grosse déception en 350 mots. Cet « essay », qui tient plus de la mini-nouvelle que de l’essai, et se révèle en fait bien plus littéraire que mon « texte ». Plus littéraire car je n’ai pas besoin de réfléchir à quelque structure, pas besoin de me demander quel sera le prochain mouvement d’un personnage principal ou secondaire, non, car ils sont pratiquement gravés dans ma mémoire. Demandez et j’ouvre le tiroir contenant le dossier, en quelques sortes. J’espère en tirer quelque chose de concluant. Réponse dans une semaine ou deux.
Dans un autre registre, je pense que je commence à apprécier Rouen. Cela doit être certainement dû au fait que je découvre de nouvelles personnes, que je sors avec des amis, qu’on sort de cet ignoble hiver qui inhibe mes sentiments. Oui, le soleil est définitivement le moteur de mon inspiration.
Etant dans une région où le soleil est plutôt timide, je suis plutôt mal loti. Mais, on ne choisi pas tout dans la vie.