Signs of Life
Tout cela me ramène à cette période plus ou moins troublée de l’hiver 2006. Ces “signes de vie”, ces instants volés entre la nuit et l’aube, le noir, le jaune, le bleu. Le ciel, la neige tombée. C’est cette neige qui se tasse sous nos pas pour aller vers l’arrêt de bus. Ce sont ces dessins fait sur les vitres recouvertes de condensation. C’est ce ciel dégradé, bien souvent jaune pâle, presque irréel, des matins d’hiver qui tranche avec la vie des alentours, avec les petits nuages de fumée qui sortent des bouches ouvertes de centaines de passant qui s’empressent à aller vers un endroit chaud. Autours d’eux, les toits, les chaussés sont recouverts de cet emballage blanc qui s’étale indistinctement sur les eaux les plus claires et les murs de béton les plus pollués. C’est le rêve d’un café chaud, bien installé sur une couchette, près de la fenêtre, regardant les hommes et les femmes – et leurs enfants – marcher rapidement, se pressant, serrant leurs manteaux, remettant leurs écharpes, se frottant les mains comme ils le peuvent. C’est le doux parfum qui reste suspendu quelques instants dans la brise légère.
C’est un million de choses.
Je n’ai pas d’inspiration.