parce que ça fait quelques temps que je n’ai pas pris 5 minutes pour souffler un bon coup.
parce que ma vie part dans tous les sens sans que j’en garde un quelconque contrôle.
parce que WHAT THE FUCK quoi.
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Des fois je regarde par la vitre de mon musée à souvenirs qui j’étais il y a encore un an. Toutes ces histoires qui vont et viennent dans la tête, floues et immatérielles qu’elles sont, ne se fixant jamais, jamais ancrées comme le bâteau qui ne serait pas amaré au ponton.
Oui je fais référence à la chanson de Tom Waits.
Peu surprenant en fait pour les personnes qui me cotoient.
Pas vrai Arnaud ? Tu devrais arrêter de l’écouter en boucle, c’est bien de temps à autres, mais pas trop souvent.
C’est très amusant de constater que le mois de mai l’année dernière a probablement été l’un de ceux qui m’ont le plus marqué dans ma vie. Allez savoir, sûrement que quand on remonte la pente après une rupture on apprend à apprécier la vie qu’on a.
Même si l’on est en mode automatique 24/7 et qu’on a le goût de rien.
Kanye West m’a bien aidé. Sûrement à cause de la chanson “Flashing Lights”.
Ou était-ce en Avril ?
Ca semble peu probable, parce qu’avril est associé à Sting & a “Léon”, le film.
Ces journées dorées, lumière d’or filtrée par les grands volets de mon appartement; fenêtres ouvertes et épisodes de Friends en fond sonore.
Rompre au printemps, c’est pas si mal. Enfin, en fin d’hiver.
Parce que si on y pense 5 minutes, on déprime lorsque les premières fleurs éclosent, lorsque les oiseaux reviennent chanter, lorsque les manteaux sont laissés accrochés à la penderie chez soi … lorsque le monde renaît en fait. Voir ceci quand on est sérieusement déprimé et perdu, ça fait plaisir.
Là encore, je pourrai citer John Coltrane & Miles Davis. Orishas. Dwele. Pharrell. Rilo Kiley….
Dexter.
Ouais, on est bassement matérialiste et complètement addicted à la “entertainment society” quand on est plus capable de penser.
Et Lang Lang.
Les meilleurs morceaux de piano que j’ai entendu de ma vie. Tellement présent, tellement de souvenirs attachés à eux… et pas d’ombre au tableau avec lui pour l’instant.
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Quand je repense à Novembre de cette année, je me dis que je devrai sérieusement penser à lever le pied en décembre. Non seulement à cause de mes combats avec moi-même, mais également à cause de l’incroyable pression que j’ai eu (bien malgré moi) pendant ces 3 semaines très très condensées.
Finalement je comprends assez bien mes crampes abdominales assez terribles de Londres. Ca a sûrement à voir avec novembre. Et aussi avec mon débat intérieur pour lequel je n’ai toujours pas de solution miracle.
Bon, n’empêche que mes cadeaux Londonien on fait plaisir à Hélène, Joy et Julien (les femmes et les enfants d’abords non ?) et j’ai été agréablement surpris que Joy me fasse (autant) des cadeaux en retour, sans que je lui demande quoi que ce soit. Et que tous soient visiblement content de ce qu’ils ont eu. Bon, en fait surtout Joy (encore elle?) qui s’est empressée de le mettre.
Finir en pyjama … bah, pourquoi pas ? Un T-shirt de pimp est fait pour ça non ? héhéhé, good boy.
Quant à celui de Naoko …
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Bon, je vais arrêter de tourner autour du pot avec moi même: voilà, je suis fucked up à cause de “ça”. Ce “ça” est indescriptible, c’est pas de l’amour (J’y ai cru… puis non), pas de l’amitié (je refuse de croire que ce soit de l’amitié, c’est trop… trop) et je n’ose pas penser que ça se transforme en quoi que ce soit de toute façon.
Et “ça” m’agace et me tape sur les nerfs et me pousse dans mes retranchements psychologiques et sentimentaux les plus profonds et sérieusement, même les ruptures (bien faites, j’entends) sont moins compliquées à gérer.
Ben ouais, ça se résume à ça :
Switching the brain off.
Timer set to Wakingup/shit/series/breakfast/work/lunch/work/homework/series/dinner/shit/sleep.
Loop
End of program.
De toute façon, à la seconde où l’on met par inadvertance (et mégarde) le cerveau en marche et que de surcroit -loi de Murphy oblige- on assiste impuissant à la scène dramatique qui suit – à dire : l’éffondrement du monde et du peu de confiance que l’on a réussi à remodeler à partir de notre pauvre moi tout mou au sol … – eh bien on se remet en mode automatique épicétou.
Un jour on se lève et ça fait moins mal. Par mégarde (là encore), on se dit que ça y est, enfin, c’est fini cette dépression à la con!
WRONG.
Un autre jour, on se lève et on a le même sentiment. Ce coup-ci, on se fait pas avoir, on prévoit la rechute.
Bien évidemment, elle arrive – faut pas déconner.
Encore un autre jour, on a compris le système et on se dit qu’il ne faut pas y faire vraiment attention, juste profiter de ce fucking good day.
C’est là que ça commence à aller mieux.
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Pour en revenir à “ça”, je trouve que c’est difficilement imaginable d’être dans une situation … encore plus faiguante – nerveusement parlant.
Parce qu’il n’y a pas de mode automatique pour se sauver de là. Pas de solution miracle.
Il y a des périodes d’apaisement (qui durent plus ou moins longtemps selon la disponibilité des deux parties). Les bouffées d’air.
En fait, les instants où on a pas envie d’aller encore plus loin – deeper, diraient les anglais et je trouve l’image plus probante. Parce que c’est usant.
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Fallait que ce soit dit.
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Ah, et aussi que je mette le “It doesn’t make any sense.” de Naoko en lisant le commentaire de Sachie. Si tu me lis : désolé, je n’y suis pour rien.
Et puisqu’elle (Naoko) vit à Tokyo toute l’année (enfin, pas cette année-ci …), je serai enclin à lui donner raison.
Enfin c’était bien marrant (même si je n’ai ris qu’intérieurement) sur le coup. Et Hantenshi, continue de me mettre des commentaires en japonais – même si “ça n’a aucun sens.” … mauvaise langue, elle doit être jalouse haha.
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Bon ben en fait j’en aurai certainement pris plus que 5 minutes. Et j’aurai pas abordé les sujets qui me tiennent à coeur en ce moment (non non, le choix est justifié mais pas pour “ça” haha.) mais c’est peut-être pas plus mal.
Peut-être qu’il fallait que je sois d’accord avec mon passé pour m’occuper du présent.
Voir du futur ?
Who knows ?
Ca fait longtemps.
Everything happens for a reason.
or not.